
C’est avec respect et émotion que nous rendons hommage à Jean MARCHANDISE, Médaillé Militaire, Chevalier de l’Ordre national du Mérite, qui nous a quittés à Bailleul le mardi 8 octobre 2024, à l’âge de 74 ans.
C’est avec beaucoup d’émotion que j’écris cet article, car Jean m’a accompagné sur les premières versions du site tringlot.fr que j’ai du alors mettre en veille pour des raisons personnelles. J’aurai aimé qu’il ai pu revoir le site renaitre…
Appuyé de ses précieux conseils les , les anciennes versions portaient sa patte d’Ancien et ses connaissances.
Sous Officier de l’Armée de Terre, il a consacré l’ensemble de sa carrière au service du mouvement, du soutien et de la logistique opérationnelle, incarnant avec rigueur et humilité les valeurs fondamentales de l’Arme du Train.
Une carrière au service du Train et des forces :
Son parcours débute au CIT 156 de Toul au sein des cadets 104, avant de poursuivre sa formation à l’ENSOA de Saint-Maixent (39e promotion – Sergent Simon), où il est formé comme élève sous-officier.

Il sert ensuite au 405e BCS / 455e ET à Tübingen, où il occupe des fonctions d’adjoint chef d’atelier puis chef d’atelier. Il y développe une solide expertise technique et logistique, avant d’évoluer vers des responsabilités de chef de peloton de transport (GBC cargo et CCT), puis chef du bureau exploitation du 455e ET.

De 1971 à 1975, il sert à l’EAT de Tours comme instructeur NBC puis commandant de brigade à l’ESOA, contribuant activement à la formation des cadres du Train.

Il poursuit sa carrière au sein du SCMT, en coopération dans les Forces Armées Royales à Casablanca, où il est instructeur au CIFT (Centre d’Instruction et de Formation du Train) au camp Moulay Youssef.
De 1980 à 1983, il occupe les fonctions de chef du service général au 1er Régiment du Train au quartier Dupleix à Paris.

Entre 1983 et 1987, il sert à la MMFL de Potsdam comme chef des moyens généraux de la mission, période marquante durant laquelle il assiste aux bouleversements historiques en Europe de l’Est.

La Mission militaire française de liaison, en abrégé MMFL (French Military Liaison Mission, FMLM en anglais, Französische Militär-Verbindungs-Mission, F-MVM en allemand, Французская Военная Миссия Связи en russe), est la mission militaire de liaison française active en zone d’occupation soviétique en Allemagne de 1947 à 1990. Créée par l’accord Noiret-Malinine pour assurer la communication entre les états-majors français et soviétique, la MMFL assurera dans les faits principalement une mission de reconnaissance et de renseignement sur les activités et les matériels du Groupement des forces armées soviétiques en Allemagne et de la Nationale Volksarmee, au profit des Forces armées françaises, mais également des armées britannique et américaine. Elle assurait également le soutien aux ressortissants français en République démocratique allemande.
De 1987 à 1990, il est chef du secrétariat à l’Inspection du Train, servant sous plusieurs inspecteurs généraux.
De 1990 à 1996, il rejoint l’État-major de la FFSA / 1re DB à Baden-Baden, où il est en charge du transport voie ferrée au bureau logistique, participant à l’organisation des transports stratégiques en lien avec la SNCF et la Deutsche Bahn.

De 1996 à 1999, il est affecté à l’EMAT – cellule prévention, où il contribue à la politique de sécurité routière de l’Armée de Terre.
Il poursuit ensuite son engagement en tant que réserviste au 43e RI à Lille puis au 601e RCR à Arras, jusqu’en 2007.

Un Sous Officier, un formateur, un guide :
Tout au long de sa carrière, Jean MARCHANDISE s’est distingué par sa rigueur, son sens du service et son engagement constant au profit des unités du Train.
Reconnu pour sa bienveillance et sa disponibilité, il a accompagné et formé de nombreux Cadres de l’Arme , transmettant avec exigence et humanité les savoirs et les valeurs au sein du Train.
Un héritage durable :
Son parcours illustre une vie entièrement consacrée au service des forces, à la logistique opérationnelle et à la transmission.
Par son engagement, son expertise et son sens du devoir, il laisse l’image d’un sous officier complet, profondément attaché à l’institution et à ceux qu’il a formés.
Selon sa volonté, son corps sera conduit au crématorium d’Herlies.
L’urne contenant ses cendres sera déposée dans la concession
de famille au cimetière de Thélus.
Reposes en paix Jean.



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